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L’expectation de la Ste Vierge

Cette Fête, qui se célèbre aujourd’hui, non seulement dans toute l’Espagne, mais dans presque toutes les Églises du monde catholique [4], doit son origine aux Évêques du dixième Concile de Tolède, en 656. Ces Prélats ayant trouvé quelque inconvénient à l’antique usage de célébrer la fête de l’Annonciation de la Sainte Vierge au vingt-cinq Mars, attendu que cette solennité joyeuse se rencontre assez souvent au temps où l’Église est préoccupée des douleurs de la Passion, et qu’il est même nécessaire quelquefois de la transférer dans le Temps Pascal, où elle semble présenter une contradiction d’un autre genre, ils décrétèrent que désormais on célébrerait dans l’Église d’Espagne, huit jours avant Noël, une fête solennelle avec Octave, en mémoire de l’Annonciation, et pour servir de préparation à la grande solennité de la Nativité. Dans la suite, l’Église d’Espagne sentit le besoin de revenir à la pratique de l’Église romaine, et de toutes celles du monde entier, qui solennisent le vingt-cinq Mars comme le jour à jamais sacré de l’Annonciation de la Sainte Vierge et de l’Incarnation du Fils de Dieu ; mais telle avait été durant plusieurs siècles la dévotion des peuples pour la Fête du dix-huit Décembre, qu’on jugea nécessaire d’en retenir un vestige. On cessa donc de célébrer en ce jour l’Annonciation de Marie ; mais on appliqua la piété des fidèles à considérer cette divine Mère dans les jours qui précèdent immédiatement son merveilleux enfantement. Une nouvelle Fête fut donc créée sous le titre de l’Expectation de l’Enfantement de la Sainte Vierge.

Cette Fête, qui est appelée Notre-Dame de l’O, ou la Fête de l’O, à cause des grandes Antiennes qu’on chante en ces jours, et surtout de celle qui commence O Virgo Virginum ! (qu’on a retenue à Vêpres dans l’Office de l’Expectation, sans toutefois omettre celle du jour, O Adonaï !) est toujours célébrée en Espagne avec une grande dévotion. Pendant les huit jours qu’elle dure, on célèbre une Messe solennelle de grand matin, à laquelle toutes les femmes enceintes, de quelque rang qu’elles soient, se font un devoir d’assister, afin d’honorer Marie dans sa divine grossesse, et de solliciter pour elles-mêmes son secours. Il n’est pas étonnant qu’une dévotion si touchante se soit répandue, avec l’approbation du Siège Apostolique, dans la plupart des autres Provinces de la catholicité ; mais antérieurement aux concessions qui ont été faites sur cette matière, l’Église de Milan célébrait déjà, au sixième et dernier Dimanche de l’Avent, l’Office de l’Annonciation de la Sainte Vierge, et donnait à la dernière Semaine de ce saint temps le nom de Hebdomada de Exceptato, par corruption de Expectatio. Mais ces détails appartiennent à l’archéologie liturgique proprement dite, et sortiraient du genre de cet ouvrage ; nous revenons donc à la fête de l’Expectation de la Sainte Vierge, que l’Église a établie et sanctionnée, comme un moyen de plus de raviver l’attention des fidèles dans ces derniers jours de l’Avent.

Il est bien juste, en effet, ô Vierge-Mère, que nous nous unissions à l’ardent désir que vous avez de voir de vos yeux Celui que votre chaste sein renferme depuis près de neuf mois, de connaître les traits de ce Fils du Père céleste, qui est aussi le vôtre, de voir enfin s’opérer l’heureuse Naissance qui va donner Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre Paix aux hommes de bonne volonté. O Marie ! Les heures sont comptées, et elles s’écoulent vite, quoique trop lentement encore pour vos désirs et les nôtres. Rendez nos cœurs plus attentifs ; achevez de les purifier par vos maternels suffrages, afin que si rien ne peut arrêter, à l’instant solennel, la course de l’Emmanuel sortant de votre sein virginal, rien aussi ne retarde son entrée dans nos cœurs, préparés par une fidèle attente.

 

 

 

 

 

 
   

 


« Il est bien juste, en effet, ô Vierge-Mère, que nous nous unissions à l'ardent désir que vous avez de voir de vos yeux Celui que votre chaste sein renferme depuis près de neuf mois, de connaître les traits de ce Fils du Père céleste, qui est aussi le vôtre, de voir enfin s'opérer l'heureuse Naissance qui va donner Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et sur la terre Paix aux hommes de bonne volonté. O Marie ! Les heures sont comptées, et elles s'écoulent vite, quoique trop lentement encore pour vos désirs et les nôtres. Rendez nos cœurs plus attentifs ; achevez de les purifier par vos maternels suffrages, afin que si rien ne peut arrêter, à l'instant solennel, la course de l'Emmanuel sortant de votre sein virginal, rien aussi ne retarde son entrée dans nos cœurs, préparés par une fidèle attente » (Extrait de l’Année Liturgique - Dom Guéranger)

 

17 décembre

O Sapientia, quae ex ore Altissimi prodisti, attingens a fine usque ad finem, fortiter suaviter disponensque omnia : veni ad docendum nos viam prudentiae.

O Sagesse, de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité : Viens, Seigneur, nous enseigner le chemin de la prudence !

18 décembre

O Adonai et dux domus Israel, qui Moysi in igne flammae rubi apparuisti, et ei in Sina legem dedisti : veni ad redimendum nos in bracchio extento.

O Adonai, chef de ton peuple Israël, tu te révèles à Moïse dans le buisson ardent et tu lui donnes la Loi sur la montagne : Viens, Seigneur, nous délivrer par la vigueur de ton bras.

19 décembre

O Radix Jesse, qui stas in signum populorum, super quem continebunt reges os suum, quem gentes deprecabuntur : veni ad liberandum nos, jam noli tardare.

O Rameau de Jessé, étendard dressé à la face des nations, les rois sont muets devant toi tandis que les peuples t’appellent : Viens, Seigneur, délivre-nous, ne tarde plus.

20 décembre

O Clavis David, et sceptrum domus Israël ; qui aperis et nemo claudit ; claudis et nemo aperit : veni et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris et umbra mortis.

O Clé de David, ô Sceptre d’Israël, tu ouvres et nul ne fermera, tu fermes et nul n’ouvrira : Viens, Seigneur, et arrache les captifs établis dans les ténèbres et la nuit de la mort.

21 décembre

O Oriens, splendor lucis aeternae, et sol iusticiae : veni, et illumina sedentes in tenebris et umbra mortis.

O Orient, splendeur de la lumière éternelle et soleil de justice : Viens, Seigneur, illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort

22 décembre

O Rex gentium, et desideratus earum, lapisque angularis, qui facis utraque unum : veni, et salva hominem, quem de limo formasti.

O Roi de l’univers, ô Désiré des nations, pierre angulaire qui joint ensemble l’un et l’autre mur : Force de l’homme pétri de limon, viens, Seigneur, viens nous sauver.

23 décembre

O Emmanuel, Rex et legifer noster, expectatio gentium, et Salvator earum : veni ad salvandum nos, Domine, Deus noster.

O Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, espérance et salut des nations : Viens nous sauver, Seigneur, notre Dieu.