Des communions réparatrices seraient les bienvenues !

 

 

Selon Wikipédia

 

La Pachamama (Terre-Mère), étroitement liée à la fertilité dans la cosmogonie andine, est la déesse-terre dans certaines cultures présentes essentiellement dans l'espace correspondant à l'ancien empire inca. La figure de Pachamama est particulièrement forte chez les peuples Aymara et Quechua. Elle constitue une déesse majeure de la culture pré-inca Tiwanaku en Bolivie.

 

Étymologie

  • Pacha est un terme en aymara et en quechua qui peut signifie «terre, monde, univers, temps, époque»[1].
    • pacha kununuy ('tremblement de terre avec bruit puissant ')[1].
    • pachamit'a («partie du temps», chacune des quatre saisons au cours desquelles une année est divisée).
    • pacha k'anchay ('lumière du monde', lumière du soleil).
  • Maman: "mère"

Histoire

La culture inca ne distingue pas l'espace et le temps ; l'espace-temps est appelé « pacha », en quechua et en aymara[2],[3],[4]. Le nom de Pachamama est intimement associé à ce concept. Les Incas réalisaient en l'honneur de Pachamama, des sacrifices de vigognes.La Pachamama est une divinité dont le nom signifie terre ou mère. Il s’agit d’une déesse qui n’est ni bonne ni mauvaise. « La Pachamama, à l’instar de toutes les divinités andines, revêt deux personnalités, l’une généreuse et fertile, l’autre vindicative lorsqu’elle ne reçoit pas son dû. La relation qui s’établit entre elle et les hommes se trouve dans un équilibre si précaire que quelques actions indiscrètes ou gestes équivoques, quelques manquements que ce soit au protocole peut entraîner des représailles de cette divinité. »[5] (p.447)

Avec l'arrivée des Espagnols, l'imposition du christianisme et l'influence du métissage, la Pachamama a commencé à régresser et à être remplacée par l'image de la Vierge Marie.

Actuellement la tradition de l'offrande se maintient et se pratique toujours, principalement dans les communautés quechuas et aymaras, à travers une offrande appelée Challa ou Pago. La Terre-Mère est considérée comme un être vivant. Elle est à la base de tout : être vivants, végétaux, minéraux, textile, technologie, etc. Il convient donc de lui faire des cadeaux pour s'attirer ses bonnes grâces. Ainsi, on creuse un trou dans le sol, pour y déposer de la nourriture, de la bière et des feuilles de coca, à l'attention de Pachamama ou la Vierge Marie selon ses croyances.

En 2018, en Équateur, la Pachamama, pour une partie des indigènes, n'est pas une simple métaphore mais l'incarnation d'une relation à la terre. La vie sociale, culturelle et économique s'organise autour de la Pachamama et du bien vivre[6].

Rituel de Pachamama

Rituel d'offrande à la Pachamama.

Au nord-ouest de l’Argentine, aux abords de la Bolivie, dans la province de Jujuy (à Humahuaca notamment), le rituel de Pachamama s’effectue durant tout le mois d’août.

Ce rituel s’organise entre tous les membres d’un village. Le lieu choisi est généralement dégagé et au point culminant de la ville. Le rituel de Pachamama vise à remercier la Terre pour les offrandes qu'elle nous a accordées durant l’année passée. On la sollicite également pour que l’année à venir soit fructueuse. La pachama est une divinité dont le système sanguin serait l’eau sur la terre. Les gens boivent pour remplacer le liquide qui est perdu[5].

Tour à tour les hommes et les femmes creusent un trou, appelé « la Boca », en référence à la bouche de la Terre. Ils considèrent que c’est un canal qui va directement au cœur de la Terre. Une fois la bouche creusée, chacun d’entre eux allume deux cigares qu’ils disposent tout autour de l'orifice. La fumée qui s’en dégage sert à purifier l’environnement et à chasser les mauvais esprits.

Les personnes présentes doivent à leur tour fumer pour montrer qu'elles sont saines. En suivant, ils remercient la Terre en lui versant en son centre une eau bénite. Chacun à son tour, ils se mettent à genoux devant la bouche en la nourrissant de céréales, de feuilles de coca et de nombreux alcools dont la chicha (bière de maïs). L’alcool symbolise le fait que grâce à la Terre, l’Homme peut s’amuser et profiter de la vie.

Une fois tout le monde passé et tous les alcools consommés, ils nourrissent la bouche une dernière fois d’un mélange de purée de maïs et ils la referment chacun un petit peu en priant.

À la suite, les hommes se mettent à jouer de la musique autour de la Boca et tout le monde chante en l’honneur de Pachamama