On atteint un haut niveau à l'ouverture du Synode !

"J'ai été peiné d'entendre, ici même, un commentaire sarcastique sur un homme pieux qui a amené des offrandes avec des plumes sur la tête. Dites-moi: quelle différence y a-t-il entre avoir des plumes sur la tête et le tricorne utilisé par certains responsables dans nos dicastères ?" (ministères), s'est interrogé le souverain pontife, sous les applaudissement de l'assemblée.

 

 Don Camillo... 

La barrette est un bonnet rigide porté par les ecclésiastiques.

Sa forme, généralement carrée, a varié selon les lieux et les époques. L'usage romain veut que la barrette portée au chœur ait trois cornes. Les usages français sont plus souples sur ce point et l'on voyait souvent des barrettes à quatre cornes par exemple sur la tête des curés parisiens. Alors que la barrette des cardinaux est surmontée d'une simple ganse, celle des autres ecclésiastiques est parfois ornée d'une houppe, noire ou de couleur, selon la dignité de celui qui la porte. La barrette à trois cornes se porte de manière qu'il n'y ait pas de corne sur le côté gauche de la tête. On ne peut donc la mettre ou l'enlever de la main gauche.

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Elle est, la plupart du temps, de la même couleur que l'habit de chœur, c'est-à-dire de laine noire pour les prêtres, de soie violette pour les évêques et certains chanoines, de soie moirée violette pour les nonces apostoliques et de soie moirée rouge pour les cardinaux. Certains prélats de la famille pontificale portent, alors que le reste de leur costume est violet, une barrette de soie noire ornée d'une houppe de couleur cramoisie. Les membres de quelques ordres religieux portent une barrette blanche.

Avant 1962 la barrette était portée pour célébrer la messe et l'office divin par les prêtres du clergé séculier et les ministres sacrés ainsi que par tous les clercs y assistant au chœur. L'édition du Missel romain promulguée par le pape Jean XXIII en 1962 n'abolit pas l'obligation du prêtre célébrant la messe d'accéder à l'autel capite cooperto (la tête couverte) : en effet, si la phrase du Ritus servandus in celebratione Missae, II, 1, où antérieurement on lisait : « capite cooperto accedit ad Altare8» a disparu, il n'en demeure pas moins que le rite suppose que le prêtre soit couvert de la barrette en arrivant à l'autel, comme l'indique la rubrique II, 2, « cum pervenerit ad altare, stans ante illius infimum gradum, caput detegit, biretum ministro porrigit ». Dans le Missel romain, après le concile Vatican II, par contre, il n'y ni mention d'un couvre-chef du prêtre célébrant, ni aucune interdiction en la matière. Toutefois, l'instruction de la Secrétairerie d'État Ut sive sollicite du 31 mars 1969 ne permet plus l'usage de la barrette que comme partie de l'habit de chœur et pas comme coiffe normale en dehors de l'église9, limitation indiquée aussi dans le Cérémonial des Évêques de 198410.

La barrette doctorale, portée en dehors du chœur par les docteurs des universités pontificales, est à quatre cornes et est de couleur qui varie selon la matière et les régions11, ou est ornée d'une houppe de couleur qui varie selon la matière et les régions: cramoisie pour la théologie dogmatique, blanche pour la théologie morale et verte pour le droit canonique.