En union de prières pour Vincent Lambert et ses parents, il repose en paix maintenant 

Hier :''Le Pape a publié  un nouveau tweet sur le compte @Pontifex en neuf langues: 


« Prions pour les malades abandonnés et qu'on laisse mourir. Une société est humaine si elle protège la vie, chaque vie, de son commencement à sa fin naturelle, sans choisir qui est digne ou non de vivre. Les médecins devraient servir la vie, et non l'ôter».

Tout est dit

Vincent Lambert est décédé, ce jeudi 11 juillet 2019 un peu après 8 h du matin, à l’âge de 42 ans, a annoncé sa famille. Tétraplégique, il se trouvait dans un état de conscience altéré irréversible, depuis un accident de moto survenu en septembre 2008.

Depuis 2013, sa famille se déchirait à propos de l’avenir de cet ancien infirmier. Tribunal administratif, Conseil d’État, Cour européenne des Droits de l’Homme (CEDH), Cour de cassation : l’affaire a été étudiée par de nombreuses juridictions.

D’un côté, son épouse, Rachel, son neveu François ainsi que cinq de ses frères et sœurs dénonçaient un « acharnement thérapeutique » et demandaient l’interruption des traitements. De l’autre, ses parents, Viviane et Pierre Lambert, de fervents catholiques, souhaitaient le maintenir en vie.

Arrêt des traitements

Le 2 juillet 2019, Vincent Sanchez, chef de service de soins palliatifs du CHU de Reims et médecin de Vincent Lambert, avait finalement annoncé un nouvel arrêt des traitements de son patient. Le troisième depuis l’accident.

Les soignants avaient, le jour même, interrompu la nutrition et l’hydratation artificielles de Vincent Lambert, tout en mettant simultanément en œuvre « une sédation profonde et continue » jusqu’à son décès.

La loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie de 2016 a renforcé le poids des directives anticipées, ces instructions que chacun peut rédiger quand il le souhaite et qui permettent de dire à l’avance qu’on refuse l’acharnement thérapeutique.

Vincent Lambert est mort, annonce sa famille