QUI APPREND À CROIRE APPREND À S'AGENOUILLER

Cher enfant Jésus, ô Jésus, tu es le Verbe, tu es la Sagesse, parce que c’est à travers toi que ton Père a tout créé, c’est pourquoi tu es la Pensée qui embrasse toute chose, tu es catholique. Seul ton Père te connaissait et te voyait mais dans le Sainte Nuit il t’a révélé comme son Fils, c’est-à-dire qu’il t’a rendu visible au monde pour que le monde te voie et qu’il puisse être sauvé de ce péché dans lequel il était tombé à cause du premier homme.
Nul ne t’avait jamais vu parce que personne n’avait jamais vu Dieu, mais en sortant du sein du Père et en venant dans le monde, tu nous en fait l’exégèse. Sans toi, rien n’a été fait et pourtant le monde ne t’a pas reconnu. Tu es venu parmi tes frères juifs mais ils ne t’ont pas tous reçus.

Même dans l’Église voulue par toi, certains ne veulent pas te nommer pour ne pas diviser. Inspire donc au pape et aux évêques de parler au monde de la foi en toi, de la vie en toi – la vie morale – et de la vie éternelle avec toi et non des migrations, de l’écologie et des autres problèmes de cette terre sur lesquels tu ne leur as jamais donné aucune compétence ni aucun mandat. Explique au théologiens que tous leurs écrits et leurs exégèses servent l’Église s’ils la placent devant ta Présence, celle qu’ils sont tant à chercher et à vouloir trouver dans la beauté de la liturgie quand elle est tournée vers toi et non vers l’homme. Ainsi, ceux qui ne croient pas seront touchés et se convertiront à la vérité, car tu es la vérité. C’est pour cela que tu es né et que tu es venu dans le monde, tu l’as dit à l’heure de ta passion.

Maintenant, Jésus bien-aimé, je te demande de nous aider à comprendre qu’il n’y a pas d’autre nom que le tien par lequel nous pouvons être sauvés, et c’est pour cela – a dit ton Apôtre – que tout genou fléchira sur terre comme au ciel et même aux enfers. Mais, dans l’Église, sous l’influence de la pensée actuelle qui s’est éloignée de la foi, certains voudraient nous imposer de ne plus nous agenouiller parce que nous ne serions plus des esclaves. Ah, combien de maîtres – disait saint Ambroise – finissent-ils par avoir, ceux qui refusent l’unique Seigneur ! Alors je te demande que la Vierge et saint Joseph, les berges et les Mages et tous les personnages de la crèche, en particulier le bœuf et l’âne, qui ne se sont pas seulement agenouillés mais qui se sont prosternés profondément devant toi, rappellent à tes ministres qui ont enlevé les prie-Dieu des églises que seul le diable ne s’agenouille pas parce que, comme l’a dit un père du désert, il n’a pas de genoux. Qui apprend à croire apprend à s’agenouiller, une foi et une liturgique qui ne connaît plus l’acte de se mettre à genoux apparaît comme l’essence même du diabolique. Ô Jésus, comme ne pas s’agenouiller devant ton humilité qui est allée jusqu’à la mort de la croix ? Quand on pense que dans la liturgie céleste que décrit l’Apocalypse, l’agenouillement – proskynein – apparaît 24 fois. C’est pourquoi on ne peut renoncer à fléchir les genoux en ta présence, ô Dieu vivant. Je te prie donc de faire revenir les prie-Dieu dans les églises, pour aider l’homme d’aujourd’hui à comprendre que tu es venu nous sauver du péché, pour l’aider à se convertir et à t’adorer.

Mgr Nicola Bux, lettre à Aldo Maria Valli du 24 décembre 2018.
Source :www.aldomariavalli.it/2018/12/24/chi-impara-a-credere-impara-a-inginocchiarsi/