Afin d'éclaircir ce sujet , cet article dont j'ai mis le lien pourtant, mais pas l'auteur, qui est florient Grouin , à fait penser que cela était écrit par mes soins, il n'en est rien . Désolé pour la confusion qui a pu émérger .

Bastiano

PS :Après la céremonie , le corps du Père Yannik Bonnet sera transféré en région  Lyonnaise où il sera inhumé auprès de son épouse, le jeudi 22 mars 

RIP

Dernière chronique du P. Y. Bonnet, décédé ce 16 mars 2018

 

Par Florent Grouin 

 

Le père Yannik est retourné vers le Père ce vendredi 16 mars au soir. Il aimait tant saint Joseph...il le fêtera au Ciel cette année. Cette dernière chronique, rédigée juste avant qu'il ne se sache atteint d'un cancer foudroyant, était déjà une forme d'au-revoir. Nous le pleurons et le remercions pour tant de bien qu'il a fait, d'encouragements prodigués et d'amitié partagée.

Décès du père Yannik Bonnet, Kenavo ma zad !

 

Le père Yannik Bonnet à l'église Saint Cornely de Carnac (photo privée Ar Gedour)

 

Ses obsèques auront lieu mardi 20 mars à 14h30 à l’église Saint-cornely (Carnac)

 

Nous évoquions il y a quelques jours l’état de santé préoccupant du Père Yannik Bonnet pour lequel nos prières étaient sollicitées. L’équipe d’Ar Gedour est au regret de vous annoncer qu’il a rendu l’âme à Carnac à son domicile hier soir, 16 mars 2018 vers 20h, entouré de sa famille. Une tumeur foudroyante au foie aura eu raison de lui, mais c’est armé des derniers sacrements qu’il a laissé son existence terrestre, tout en étant assuré de nombreuses prières de toutes les personnes qui l’ont connu. Plusieurs d’entres nous le connaissaient bien, et nous ne pouvions rester sans écrire quelques mots pour lui rendre un modeste hommage…

Marié et père de sept enfants, Polytechnicien et docteur en chimie, haut responsable pendant plus de 20 ans chez Rhône-Poulenc. Il a ensuite dirigé pendant onze ans l’Ecole supérieure de chimie de Lyon, avant de créer sa propre entreprise de conseil en management. A la mort de sa femme, il devient prêtre et sert le diocèse du Puy-en-Velay pendant 10 ans, avant de rentrer en Bretagne pour sa retraite où il se met au service de la paroisse de Carnac.

Le père Yannik Bonnet (photo privée Ar Gedour)Le père Yannik Bonnet (photo privée Ar Gedour)

Je ne reviendrai pas sur sa vie, son parcours, beaucoup le connaissent déjà, et d’autres le feront sûrement bien mieux que moi. Pour moi, le père Bonnet c’est ce père qui nous a fiancé avec celle qui est depuis devenue ma femme, celui qui nous a préparé au mariage, nous a marié, a baptisé nos premiers enfants, et ne pourra finalement pas baptiser les suivants.

Le père Bonnet c’était cet homme toujours très accessible et disponible. Il voyageait énormément, entre Paray-le-Monial et Kerizinen (lieu d’apparition de la Vierge en Finistère) où il allait tous les mois, le diocèse de Bayonne et d’autres lieux à travers la Bretagne, la France et le monde pour donner ses conférences. Il fréquentait de grands hommes religieux et politiques de ce monde, et pourtant il avait toujours du temps à nous consacrer pour discuter de tout et de rien autour d’un thé (son petit plaisir).

Le père Bonnet c’était cet homme d’entreprise et homme d’église pour qui la formation aux adultes était une des choses les plus importantes à notre époque. C’est lui qui m’a poussé à me replonger dans le catéchisme et à étudier la doctrine sociale de l’église. Il en a fait des livres, des CD, des conférences et des formations reprises ensuite à la radio. L’éducation des enfants, l’amour durable, la doctrine sociale de l’église, le bonheur au travail ou encore l’évolution politique de la société, il pouvait parler des heures sur tous ces sujets. Il a fondé l’AES qui donne des bourses pour aider les parents à financer l’école de leur choix pour leurs enfants. Il travaillait aussi ces derniers temps sur un nouveau projet pour former les adultes.

Le père Bonnet, c’était aussi ce conducteur qui s’arrangeait volontairement pour perdre des points tous les ans sur son permis de conduire. Les stages de récupération de points qu’il faisait régulièrement étaient une excellente occasion d’évangéliser nous disait-il.

Le père Bonnet, c’était surtout ce prêtre aux homélies qui ne laissaient pas de marbre, lorsqu’il célébrait une messe pour la première fois dans un lieu ou devant une assemblée, il plaçait toujours une référence à sa femme pour retenir l’attention des fidèles “Ma femme disait toujours…”, c’était son “fusil à un coup” comme il l’appelait et ça faisait mouche à chaque fois.

Le père Yannik Bonnet à l'église de Carnac (photo privée Ar Gedour)Le père Yannik Bonnet à l’église de Carnac (photo privée Ar Gedour)

La petite phrase qu’il placait volontiers, y compris dans notre homélie de mariage : “Le moment où on aime le plus sa femme c’est lorsqu’on veut la passer par la fenêtre et qu’on ne le fait pas.” On y sent le vécu, mais aussi la volonté de transmettre un absolu de l’engagement non édulcoré comme ça peut être le cas de nos jours dans les discours actuels.

“Le moment où on aime le plus sa femme c’est lorsqu’on veut la passer par la fenêtre et qu’on ne le fait pas.”

Dans ses préparations au mariage, le père Bonnet accordait une importance particulière à distinguer la Passion(éphémère), le sentiment amoureux (on peut tomber amoureux d’une nouvelle personne tous les jours), et l’amour. L’amour est un choix, c’est l’engagement absolu de placer l’autre toujours avant soit-même, et ce quoi qu’il arrive, “QQA”.

Le père Bonnet, c’était avant tout un homme de prière qui prenait notamment le temps de réciter le rosaire quotidiennement en plus de la messe et de son bréviaire, et ce malgré son activité intense.

Le père Bonnet c’était également un très bon vivant avec un bon coup de fourchette et un goût pour les bonnes choses. Pour autant le père Bonnet était une force de la nature. Lorsqu’il n’était pas au bout de la France, il parcourait tous les jours les chemins du pays d’Auray à vélo pour des échappées de 30 à 60 km. Un problème de cœur a fait son appartition, mais une intervention plus tard et hop, c’était reparti.

Le père Bonnet, c’est enfin cet homme qui fait parti des rares à avoir reçu les sept sacrements, il s’en amusait d’ailleurs de son vivant…

Prometet ‘m boa deoc’h da reiñ deoc’h kentelioù brezhoneg, n’hon eus ket bet an amzer a-benn ar fin, n’hon ‘oa ket soñjet ho pefe kuitaet an douar ken buan ha ken abred… Adkavet ho peus ho kwreg hag hon Salver, trugarez deoc’h ‘vit tout ‘ pezh ‘peus degaset deomp, pedit evidomp ha Kenavo ma zad !

Le site web du Père Yannik Bonnet  Le site de l’Association Education Solidarité

 

Décès du père Yannik Bonnet, Kenavo ma zad ! - Ar Gedour

Nous évoquions il y a quelques jours l'état de santé préoccupant du Père Yannik Bonnet pour lequel nos prières étaient sollicitées. L'équipe d'Ar Gedour est au regret de vous annoncer qu'il a rendu l'âme à son domicile à Carnac hier soir, 16 mars 2018 vers 20h, entouré de sa famille

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