Il en a été de même pour Noêl ... Les gens n'ont pensé qu'aux cadeaux , au Foie gras et ont zappé la Naissance du Sauveur ...Il en est de même aujourd'hui ou on ne parle que de galettes , ou tout le monde est roi et reine !!!

Alors pour rappel et rétablir l'ordre dans laquelle on doit célébrer voici :

Epiphanie 04Du grec épiphanéia : « apparition » ; de épiphainéin : « paraître ou briller sur ».
La Solennité de l’ Épiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme Messie.

La fête est venue d’Orient où elle a été fixée au 6 janvier : fête des lumières, fête de l’eau, elle est beaucoup plus la célébration de l’inauguration du ministère public du Christ, lors de son baptême au Jourdain, qu’une festivité des événements de l’enfance de Jésus.

Dans la liturgie latine, là où ce jour n’est pas férié, la célébration de cette fête est fixée au dimanche le plus prochedu 6 janvier , afin que le plus grand nombre des fidèles puissent la commémorer. ( *En 2018, le 7 janvier en France).
En Occident, elle est surtout la fête des Mages ou des « Rois ». Les manifestations inaugurales de la vie publique ne sont pas oubliées, puisque l’office de la fête parle des trois mystères de ce jour comme n’en faisant qu’un : l’adoration des Mages, le baptême de Jésus et les noces de Cana (cf. Antienne de Magnificat aux secondes Vêpres) ; il faut dire cependant que les Mages retiennent presque toute l’attention.

Pour laisser à l’ Épiphanie toute sa dimension de « Pentecôte » du cycle de la Nativité, l’Église latine a récemment instauré la Fête du Baptême du Seigneur, célébrée le dimanche qui suit l’ Épiphanie

Au VIe siècle, saint Grégoire le Grand, dans son Homélie X sur l'Épiphanie, écrit à son tour: « Les mages proclament, par leurs présents symboliques, qui est celui qu'ils adorent. Voici l'or: c'est un roi; voici l'encens: c'est un Dieu; voici la myrrhe: c'est un mortel. »Mais il ajoute: « On peut aussi comprendre différemment l'or, l'encens et la myrrhe. L'or symbolise la sagesse,comme l'atteste Salomon: “Un trésor désirable repose dans la bouche du sage.” L'encens brûlé en l'honneur de Dieu désigne la puissance de la prière, ainsi qu'en témoigne le psalmiste: “Que ma prière s'élève devant ta face comme l'encens.” Quant à la myrrhe, elle figure la mortification de notre chair; aussi la sainte Église dit-elle, à propos de ses serviteurs combattant pour Dieu jusqu'à la mort: “Mes mains ont distillé la myrrhe.” »