5 mai 2017

Suite à un commentaire qui prônait le moindre mal, je suppose en votant pour le candidat favori d'après les sondages , je tiens a rappeler la position de L'Eglise :

Principe d’appréciation morale est rappelé par Jean-Paul II :

« Il faut rappeler les principes généraux sur la coopération à des actions mauvaises. Les chrétiens, de même que tous les hommes de bonne volonté, sont appelés, en vertu d’un grave devoir de conscience, à ne pas apporter leur collaboration formelle aux pratiques […] en opposition avec la Loi de Dieu. […] Du point de vue moral, il n’est jamais licite de coopérer formellement au mal » (encyclique Evangelium vitae nº 74).

Prétendre appliquer le principe du moindre mal ici comporte une erreur de logique : nous ne sommes pas devant l’alternative entre deux maux, il demeure toujours la voie de l’abstention.

En conclusion, le principe du moindre mal n’est pas général, mais limité à la tolérance d’un moindre mal chez autrui. Conseiller le moindre mal, rentrant dans le cadre de la coopération formelle au péché d’autrui, n’apparaît pas acceptable en une éthique responsable.

Bastiano