FAMILIARITE ET RESPECT

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Méditation :

Saint Bernardin de Sienne a écrit une parole que je voulais voir méditer par toutes les âmes qui aspirent à devenir les servantes dévouées du puissant Saint Joseph : "Il n'est pas douteux, dit ce grand prédicateur des gloires du père nourricier de Jésus, qu'après avoir témoigné à Saint Joseph la douce familiarité et la respectueuse obéissance qu'un fils doit à son père, pendant qu'Il était sur la terre, Notre Seigneur ne continue ou même n'augmente l'accomplissement de ces devoirs dans le Ciel", puisque la gloire, comme la grâce, loin de détruire la nature, la complète et la perfectionne. Cela signifie, d'après Saint Alphonse de Liguori, que ce souverain Seigneur, qui a daigné révérer Saint Joseph ici-bas comme son père, ne lui refuse certainement rien de ce qu'il lui demande dans les cieux.

Observons de plus que si Joseph n'eut pas l'autorité d'un père naturel sur l'humanité de Jésus-Christ, il eut cependant un certain pouvoir sur elle comme époux de Maire, qui, étant la mère naturelle du Sauveur, eut une véritable autorité sur Lui. Celui qui a le domaine de l'arbre a aussi le domaine du fruit qu'il porte. C'est pourquoi Jésus, sur la terre, respectait Joseph et lui obéissait comme à son supérieur. D'où nous pouvons légitimement conclure que maintenant, dans le Ciel, les prières de Saint Joseph sont regardées par Notre Seigneur comme des ordres, suivant cette belle pensée de Gerson : "Lorsqu'un père prie son fils, sa prière a toute la force d'un commandement".

Résolution :

Examinez si vous n'avez pas quelquefois hésité à recourir à l'intercession de Saint Joseph, et prenez la résolution de lui témoigner en toute occasion votre plus entière confiance.

Exemple : confiance en Saint Joseph

Un élève était depuis longtemps réduit, par sa mauvaise santé, à ne pouvoir suivre que de loin sa classe. Un de ses maître lui ayant suggéré l'idée d'entreprendre une neuvaine en l'honneur de Saint Joseph, il s'y résolut, avec une ferme confiance de guérir ; mais à peine était-elle commencée qu'il se sentit bien plus mal qu'auparavant, et fut obligé de garder le lit. "Tant mieux, dit-il, on n'en verra que plus manifestement quel est le pouvoir de Saint Joseph !". Il dit vrai, car à la fin de la neuvaine il se trouva guéri et assez fort pour reprendre ses études et se mettre au niveau de sa classe. Peu après, sa soeur lui ayant mandé qu'elle était malade, il lui répondit qu'il connaissait un remède souverain : qu'elle n'avait qu'à invoquer Saint Joseph, et que celui qui avait guéri le frère saurait bien guérir aussi la soeur. (Père PATRIGNANI)