LA GLOIRE

Méditation : 

Puisque l'Apôtre nous assure que, dans l'autre vie, Notre Seigneur récompense chacun selon ses mérites, quelle ne devons-nous pas penser que soit la gloire de Saint Joseph dans le Ciel !

Au dernier jour, le Sauveur dira aux élus : "J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire ; j'ai été étranger, et vous m'avez donné un logement ; j'ai été nu et vous m'avez vêtu". Mais les élus n'aurons logé, nourri, vêtu Notre Seigneur que dans la personne des pauvres, tandis que Saint Joseph a procuré la nourriture, l'habitation et le vêtement à la propre personne de Jésus-Christ. Quelle gloire n'aura-t-il donc pas accordé à son père nourricier qui l'a tant aimé et lui rendu tant de services pendant sa vie sur la terre ?

De plus, le Seigneur a promis une récompense à quiconque donne aux pauvres la moindre petite aumône en son nom, lorqu'Il disait : "Quiconque donnera aux pauvres, même seulement un verre d'eau, en mon nom, parce qu'ils m'appartiennent, Je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense". Quelle sera donc la récompense de Joseph, qui peut dire à Jésus-Christ : "Je ne Vous pas seulement procuré la nourriture, l'habitation et le vêtement, mais je Vous ai sauvé la vie, en Vous délivrant des mains d'Hérode ! ".

Enfin, n'oublions pas que la gloire que Dieu accorde à ses saints dans le Ciel correspond à la sainteté de leur vie sur la terre, et nous aurons une idée affaiblie, mais juste, de l'excellence de la gloire dont Saint Joseph jouit dans le Paradis.

Résolution :

Demander souvent à Dieu la grâce de la persévérance finale, par l'intercession du glorieux Saint Joseph.

Exemple : la dévotion de St Joseph conseillé par ce bienheureux patriarche

Deux religieux carmes déchaussés de Grenade sortaient du monastère des Carmélites de la même ville, lorqu'ils virent venir à leur rencontre un homme assez avancé en âge et d'un aspect vénérable, qui se plaça entre eux et leur demanda d'où ils venaient. Le plus ancien des deux répondit qu'ils venaient du Couvent des Carmélites déchaussées. "Mes pères, reprit l'inconnu, pourquoi donc ont-elles tant de dévotion à Saint Joseph ? C'est, répondit le religieux, parce que notre Sainte mère Thérèse de Jésus en avait elle-même beaucoup pour ce grand saint. Je le savais déjà, répliqua l'inconnu. Regardez-moi en face, et ayez pour Saint Joseph une dévotion pareille à celle de votre mère ; tout ce que vous demanderez, vous l'obtiendrez". En disant ces mots, il disparut, les laissant dans la stupéfaction. De retour à leur couvent, ils rendirent compte à leur supérieur de ce qui venait d'arriver. "C'était Saint Joseph, leur dit-il. Ce n'est pas pour vous, c'est pour moi qu'a eu lieu l'apparition ; car je n'était pas assez dévot à Saint Joseph. Mais dorénavant je le serai". Cet évènement remonte à 1584, deux ans après la mort de Sainte Thérèse. (Père PATRIGNANI, Dévotion à Saint Joseph)