LA MORT DE SAINT JOSEPH

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Méditation :

Si c'est une chose précieuse aux yeux du Seigneur que la mort de ses saints, tâchons de nous imaginer la prix immense qu'elle dut avoir devant Dieu , la mort de son fidèle serviteur Joseph.

C'était dans la maison de Nazareth, à la veille du jour où Jésus devait commencer sa vie publique et son ministère au milieu des hommes. Joseph, par une permission spéciale de dieu et par l'effet d'un amour qui le consumait depuis longtemps, était arrivé au terme de sa carrière, après avoir fidèlement servi Jésus et Marie. Voyons-le dans son humble demeure, étendu mourant. Les anges l'environnent de toutes parts et se préparent à porter sa belle âme auprès du trône de Dieu le Père, dont il a été si bien le représentant sur la terre. Jésus-Christ, le Roi des anges, l'assiste, ainsi que Marie, la mère de Dieu et l'épouse de Joseph. Tous deux, Jésus et Marie, sont placés à côté de son pauvre lit, c'est dans ce milieu, ainsi entouré, qu'il fit cette douce et sainte mort.

Ah ! Je comprends mieux, en présence de ce doux et touchant spectacle, l'opinion de St François de Sales, affirmant que St Joseph est mort d'amour, puisqu'il a rendu son âme à Dieu entre les bras de l'amour représenté par Jésus, le Roi des coeurs, et par Marie, le source et le mère du bel amour.

D'ailleurs, comment aurait-il pu mourir autrement que par amour ? Il avait vécu d'amour, il devait nécessairement mourir d'amour. S'il put porter longtemps ce brasier dévorant sans être consumé, c'est que ses flammes s'échappaient par ses services comme par autant d'ouvertures. Mais, quand ces voies furent fermées à un coeur aussi actif, ce coeur dut se fondre comme de la cire.

Résolution :

Demander souvent au Bon Dieu le grâce de mourir comme Saint Joseph.

Exemple : révélation

Au moment de mourir, Joseph vit clairement la gloire et les destinées de Celle dont il avait si fidèlement gardé la virginité ; il vit le trône de gloire que Dieu lui destinait à côté de Celle à qui il l'avait uni sur la terre pour ne l'en séparer jamais ; il vit les cieux ouverts, le juste en pleuvoir et y remonter, les anges et les hommes, les cieux et la terre liés ensemble par un indestructible noeud. A la lueur des clartés qui l'inondent, il comprend le rôle unique de gloire qu'il a rempli en ce mystérieux hymen. Il revient de cette extase, inondé de joie, décoré d'une merveilleuse beauté et revêtu d'une splendeur éblouissante. Peu après il acheva de mourir entre les bras de Jésus et de Marie consumé comme le phénix sur le brasier et dans les étreintes de l'amour même. (Marie D'Agreda, Cité mystique)