LA PERTE DE JESUS

Méditation :

Oh ! Quelle peine dut éprouver Saint Joseph, quand il s'aperçut de la perte de Jésus ! Il était accoutumé à jouir de la vue et de la compagnie de son bien-aimé Sauveur. Quelle a dû donc être sa douleur de s'en voir privé durant trois jours, sans savoir si jamais il pourrait le retrouver, et sans connaître la cause de cette disparition. Car, observe le saint auteur qui nous sert de guide durant ce mois béni, ce fut cette dernière circonstance l'affligea plus vivement. Le saint patriarche, dans sa profonde humilité, craignait que peut-être, pour quelque manquement de sa part, Jésus n'eût résolu de ne plus vivre avec lui, ne l'estimant plus digne de sa compagnie et de garder un tel trésor. Il n'y a pas de plus grande peine, pour une âme qui a mis en Dieu tout son amour, que de craindre de lui avoir déplu !

L'Enfant Jésus a agit ainsi à l'égard du père nourricier, de son plus fidèle ami et de sa tendre Mère pour éprouver leur constance, pour augmenter leurs mérites, pour les tenir dans l'humilité en leur laissant la crainte de l'avoir offensé, et enfin pour montrer à tous que s'Il traite ainsi ses amis, Il n'épargnera pas ses ennemis.

Compatissons à la douleur de Saint Joseph, demandons-lui de nous faire profiter de la leçon que nous venons de méditer. Elle est très importante et peut-être féconde en résultats merveilleux de sanctification, si nous savons la mettre en pratique.

Résolution :

Lorsque nous sommes tentés de pécher, nous rappeler l'impression que dut causer à Saint Joseph la perte de Jésus, et nous unir à ce sentiment.

Exemple : salutaire avertissement

Un gentilhomme vénitien, fort dévot à Saint Joseph, avait coutume de réciter tous les jours en son honneur quelques prières devant son image. Cette dévotion ne l'empêcha pas de tomber dans une faute mortelle. En cet état il fut frappé d'une maladie grave. Comme d'abord le mal ne paraissait pas dangereux, le malade ne s'occupait que du rétablissement de sa santé et, pensait peu à son âme. Peut-être l'aurait-il entièrement oublié, si son saint protecteur ne l'eût averti dans une vision qu'il n'avait pas de temps à perdre, qu'il fallait au plus tôt mettre en ordre sa conscience et se disposer à paraître devant Dieu. Le malade, touché, obéit sans délai ; il reçut les sacrements avec les sentiments d'une parfaite résignation et assisté de Saint Joseph à ce moment terrible, il rendit paisiblement son âme à Dieu, invoquant avec confiance Jésus, Marie et Joseph. (R.P Huguet, Dévotion à Saint Joseph en exemples)

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