LE DEPART POUR L'EGYPTE

Médiatation :

Les mages, en cherchant Jésus-Christ, apprirent à Hérode, l'ennemi du Sauveur, que le Roi des juifs était né. Le prince barbare ordonne alors de mettre à mort tous les petits enfants qui se trouvaient alors à Bethléem ou dans les environs, mais l'heure de la mort de Jésus n'avait pas encore sonné. Aussi Dieu ne permet pas que les desseins du cruel roi des juifs s'accomplisse ; Il veut délivrer son Fils de la mort, et Il songe à aviser Joseph. Oh ! Joseph ! C'st donc vous qui devait préserver le Divin Enfant de la mort !

Un ange lui apparaît, il l'avertit de prendre l'enfant et sa mère pour s'enfuir en Egypte. Considérons ici la prompte obéissance de Joseph ! L'ange ne lui a rien fixé par rapport au temps du départ, il ne lui a indiqué aucune heure. Mais l'accomplissement des volontés de Dieu ne souffre aucun retard dans les âmes qui lui sont vraiment unies. Allons ! Point d'hésitation, pas d'objection, pas de réplique. L'ange a parlé, Dieu a parlé. 

Rien n'arrête Saint Joseph. Sans laisser à son esprit le temps de formuler aucune objection, quant à l'heure, ni au mode de voyage, ni quant au lieu où il se rendra en Egypte. Il s'habille et se prépare à partir. Aussitôt il s'en va prévenir sa chaste épouse, et comme Marie n'hésite pas plus que lui dans l'accomplissement des vouloirs Divins, cette nuit-là même suivant le récit de Gerson, confirmé par les autres historiens, il se met en route pour l'Egypte.

Oh ! Soumission admirable ! Oh obéissance prompte ! Oh suggestion intérieure des coeurs ! Oh union de la volonté souveraine à la volonté divine ! Combien peu vous êtes connues, même des âmes que leur vocation appelle à une perfection plus haute et plus conforme à celle de Saint Joseph, ce vrai patron des âmes intérieures !

Résolution :

Accomplir la volonté de Dieu et les ordres de nos supérieurs avec la soumission de l'esprit et du coeur, comme St Joseph nous l'apprend par son exemple.

Exemple : Une sainte pensée

Un chanoine de Chartres, que Gerson avait connu en concile de Constance, fit en mourant un legs considérable à son église, à la condition que tous les ans, le jour anniversaire de sa mort, on ferait mémoire de Saint Joseph dans l'église de Chartres et qu'on offrirait le saint sacrifice de la messe en son honneur et pour le remercier d'avoir sauvé Jésus des mains de ses ennemis lors de sa fuite en Egypte, et de tous les soins qu'il prit pour sa très Sainte Mère ; s'oubliant lui-même pour ne penser qu'à la gloire de Saint Joseph. (GERSON Lettres)

 

Qu'en tout la volonté de Dieu s'accomplisse