L'ARRIVEE A BETHLEEM

Méditation :

Oh saint Joseph ! Que votre coeur dut souffrir lorsqu'en heurtant la porte de l'hôtellerie de Bethléem vous avez vu apparaître ce valet insolent qui jeta un regard de mépris sur votre habit grossier et sur votre extérieur d'artisan, et vous repoussa brusquement avec ces mots : "il n'y a pas de place pour vous !". Ah ! Sans doute, pour vous-même l'humiliation de cet accueil méprisant vous importait peu ; mais voir Marie, la douce Vierge de quinze ans repoussée avec tant d'inhumanité malgré sa grossesse, malgré la rigueur de la saison, malgré l'heure avancé de la nuit ! Elle se tait pourtant, adorant dans son sein le Fils de Dieu qui allait naître. Vous prenez alors silencieusement le chemin qui conduisait à la campagne environnante. Une grotte se présente à vous. Elle est humide, elle est froide, elle est ouverte de plusieurs côtés, elle est exposée aux regards des passants, elle sert d'asile à des vils animaux. Ah ! Je crois vous voir tourner alors un regard indécis vers votre chaste épouse. Elle tremble de froid et l'heure s'avance. Oh ! Quelle cruelle alternative et qu'il dut vous en coûter, père tendre et aimant, d'en être réduit à cet extrémité !

Je veux entrer moi aussi avec vous dans cette grotte de Bethléem, endurer en union avec mon glorieux père les privations qu'il plaira à Dieu ou à la volonté de mes supérieurs de m'imposer. Les souffrances de Bethléem lui méritent de voir Dieu vivant auprès de lui. Nos privations et nos souffrances nous vaudrons de vivre plus intimement unis à Jésus-Christ.

Résolution :

Dans les moments où les privations de la sainte pauvreté coûtent le plus, ne pas manquer d'unir son coeur à celui de St Joseph, obligé, par sa pauvreté, d'élire pour domicile à Jésus et Marie, une pauvre étable abandonnée.

Exemple : L'hospitalité récompensée

Le Père Patrignani raconte, d'après saint Vincent Ferrier et d'autres auteurs, qu'un marchand de la ville de Valence avait coutume d'inviter à sa table chaque année, le jour de Noël, un vieillard et une pauvre femme qui allaitait un enfant, en l'honneur de Jésus, Marie et Joseph. Après sa mort, ce saint homme apparut à une personne qui priait pour lui, et lui dit qu'à l'heure de son trépas Jésus, Marie et Joseph l'avaient visité en lui disant :" Pendant ta vie, tu nous as reçus chez toi dans la personne des trois pauvres. Aujourd'hui, nous sommes venus pour te recevoir dans notre demeure". Ce disant, ils l'avaient conduit au Paradis (Saint Alphonse de Liguori).

Extrait du livre : "Le mois de Saint Joseph" selon St alphonse de Liguori. Les éditions Saint Jean - Librairie chrétienne

 

Qu'en tout la volonté de Dieu s'accomplisse