La soif du Dieu vivant

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Après la mort de sa mère, Gemma est confiée pendant quelque temps à sa tante, Elena Landi. Grande période de solitude pour la future sainte...

Vers Nöel 1886, Gemma eut la joie de retourner en famille et surtout de retrouver son père qui depuis la mort de sa femme, désirait être entouré de ses enfants et de veiller personnellement sur leur éducation. Il fallait donc faire poursuivre à Gemma ses études. Elle rentre alors, dès le début de l'année 1887, à l'Institution des Oblates du Saint-Esprit, appelée couramment à Lucca : Institution Sainte-Zita.

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La fondatrice, soeur Elena Guerra, née à Lucca en 1835, est vénérée et connue pour avoir exercé une influence profonde sur la vie religieuse de la cité de Toscane et avait une dévotion à l'Esprit-Saint. Contemplative, elle sut mettre tous les dons qu'elle avait au service de son prochain et orienta son oeuvre vers l'éducation des jeunes filles.

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Gemma a donc bénéficié de cette atmosphère profondément religieuse et équilibrée de l'Institution Sainte-Zita et son âme était déjà fortement éprise des réalités spirituelles. Elle disait : "Lorsque je commençai à fréquenter l'école des religieuses, j'étais au Paradis".

Pourquoi ce sentiment de bonheur ? Parce que l'Esprit-Saint avait mis dans son âme une immense soif de Jésus et maintenant elle se savait invitée à boire à cette source vive :

"Je manifestai aussitôt le désir que j'avais de faire la communion, mais on me trouva si faible et ignorante que j'en fus effrayée. On commença par m'instruire et m'entourer de bons conseils... Je n'avais qu'un désir, c'était de faire le plus tôt possible la Sainte Communion".

Un amour véritable était à la racine de ce désir intense. Elle se laissait de plus en plus envahir par le rayonnement de la grâce.

Au même instant, certains obstacles paraissaient insurmontables. Le Seigneur le permettait comme s'Il voulait que s'approfondisse encore davantage ce désir de Le recevoir. Il fallait creuser dans le coeur de Gemma une plus ample capacité d'amour.

Son père semblait s'opposer à cette démarche de sa fille, y voyant un manque de prudence. A cette époque, les jeunes enfants ne communiaient pas avec la facilité d'aujourd'hui. Entraînée par l'Esprit-Saint, Gemma voulait brûler les étapes pour correspondre à cet appel intérieur qui devenait de plus en plus pressant :

"Les religieuses avaient coutume de faire faire la communion au mois de juin, et le temps déjà approchait. Je devais demander à papa la permission d'entrer au couvent pour quelque temps. Papa, fâché, ne m'accorda rien... J'obtins cependant la permission le soir; donc le lendemain matin je me rendis en hâte au couvent où je restant 10 jours. Durant ce temps je ne vis personne de ma famille, mais comme j'étais bien ! Quel Paradis ! A peine au couvent, je courus à la chapelle remercier Jésus et le prier ardemment de bien me préparer à la Sainte Communion".

A cette petite fille si bien disposée, le Seigneur Jésus allait envoyer quelques secours particuliers. Ce fut la personne d'une pieuse religieuse, soeur Camille Vagliensi, qui devint pour Gemma, l'éducatrice choisie par la Providence. Elle contribua beaucoup à développer cet amour de Jésus crucifié que Mme Galgani, la maman de Gemma, avait su éveiller dans le coeur de sa chère enfant :

"Quand j'étais petite, maman me faisait voir le crucifix et me disait que Jésus était mort sur la Croix pour les hommes ; puis plus tard, je l'ai entendu redire par les maîtresses, mais je n'y ai rien compris. C'est alors que je sentis naître en mon âme UN GRAND DESIR DE CONNAÎTRE EN DÉTAIL TOUTE LA VIE DE JÉSUS ET SA PASSION. Je fis donc part de ce désir à ma maîtresse et, chaque jour elle commença à m'expliquer quelque chose...". 

Un évènement peu commun eut lieu au cours de ces instructions si captivantes pour Gemma. Tout en provocant un dernier obstacle, le Seigneur faisait se manifester les premiers signes d'une grâce particulière qui se reproduira souvent par la suite. Il s'agit en effet des premiers ravissements que connut Gemma. Il la faisait participer au mystère de la Passion :

"Un soir, alors qu'elle me parlait du crucifiement et de tous les tourments de Jésus, je fus prise à l'instant d'une forte fièvre qui m'obligea de garder le lit toute la journée suivante. A partir de ce moment-là, la maîtresse mit fin à toutes ses explications".

Réaction pleine de sagesse qui préserva Gemma de toute illusion. Souffrance bien dure pour l'enfant qui voyait s'approcher le jour tant désiré de sa Communion !

 

A suivre...

 

Extrait du livre "La folie de la Croix", l'ascension d'une âme, de jean-François VILLEPELEE

 

 

Gemma_Elisa

 

Qu'en tout la volonté de Dieu s'accomplisse