Les premières années et l'éveil d'une âme

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Enrico Galgani (pharmacien) avait épousé en 1868 Aurelia Landi, ils vivent aux environs de Lucques (Lucca), sur la paroisse de Camigliano. Le 12 mars 1878, naissait Gemma, cinquième de huit enfants ; quatre frères aînés la précédaient. A sa naissance, le conseil de famille se réuni, et déjà à travers les pensées des uns et les autres le ciel semblait faire signe discrètement... Gemma fut le prénom choisi par l'oncle Maurice, mais la maman en fut plutôt déçue car elle voulait donner à sa fille le nom d'une grande sainte du calendrier ! Cependant un prêtre, Don Olivo Dinelli déclara  : "Les gemmes (pierres précieuses) sont dans le Paradis. Votre fille sera aussi, espérons-le, une gemme du Paradis". Quelques fois il arrive que l'on fasse le prophète sans le vouloir !

La chère enfant fut baptisée le 13 mars 1878, Gemma, Umberta, Pia Galgani.

A partir de ce moment, l'amour miséricaordieux du Seigneur venait envahir le coeur de ce petit être pour y opérer des merveilles. L'Esprit-Saint allait commencer son oeuvre de configuration au Christ crucifié. Les anges veillaient déjà sur cette âme de choix.

Quelques mois après cette naissance heureuse, les Galgani, la famille part s'installer à Lucques car le père voulait assurer aux enfants une éducation sérieuse. La jeune enfant faisait la joie de ses parents aussi bien aussi bien que des ses éducatrices et maîtresses. La Grâce, dans cette nature exquise, commençait à porter ses fruits. A l'insu de tous, quelque chose de grand se préparait, mais pour le precevoir il faut être attentif à l'action de Dieu.

On ne peut s'empêcher d'être surpris, en effet, lorsqu'on écoute le témoignage des éducatrices Elena et Ersilia Vallini, mais cependant les faits sont là : "La chère enfant n'avait que deux ans ... Dès cet âge, une intéligence précoce laissait croire à l'éveil de sa raison. Sérieuse, réfléchie, posée dans toute sa conduite, elle ne ressemblait en rien à toutes ses compagnes, même les plus grandes. Jamais on ne la vit pleurer ni se quereller, et sa physionomie respirait toujours une paix souriante... Elle apprit de suite et avant les autres les prières d'usage. A cinq ans, elle lisait l'office de la Sainte Vierge et celui des morts avec autant de facilité qu'une grande personne...". Même dans sa propre famille, l'attitude de Gemma ne passa pas innaperçue. Un jour on la surprit dans sa chambre , agenouillée, les mains jointes, devant un tableau représentant le Coeur de Marie. Elle priait avec recueillement, regardant l'image... L'oncle qui contemplait la scène en fut frappé et la questionna discrètement :

- Que fais-tu là ?

- Je dis l'Ave Maria, mais laisse-moi prier !

Quel charme unique dans cette petite fille déjà livrée à l'action purifiante et lumineuse de l'Esprit-Saint. Ce charme qu'elle a conservé jusqu'à la mort et qui transparaît sur son visage. Comme le soulève le Père Germain (son directeur spirituel) : "Personne n'a pu noter en elle l'ombre d'un manquement volontaire, et tous ceux qui vécurent avec elle s'accordent à la proclamer une créature plus angélique qu'humaine".

Il semble que Jésus lui-même prend plaisir à renouveler pour Gemma cette scène si touchante de l'Evangile où "serrant les enfants dans ses bras, Il les bénissait en posant ses mains sur eux" (Mc 10, 14). Chacun autour d'elle devra prendre au sérieux le souhait du Maître : "Laissez les petits enfants venir vers Moi, ne les empêchez pas ; car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume de Dieu" (Mc 10, 14). On comprend alors que son Père l'ai choyée, admirée, sans orgueil mais avec une certaine fièrté.

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Extrait du livre "La folie de la Croix", l'ascension d'une âme, de Jean-François VILLEPELEE, édition du Parvis

 

Gemma_Elisa

Qu'en tout la volonté de Dieu s'accomplisse