8 mai 2015

" Apprenant la suppression de la fête de Saint Michel le 8 mai du calendrier liturgique, Conchita répondit << Qeul dommage maintenant qu'on en avait le plus besoin >>

Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas dans le redoutable jugement.

Apparition de Saint Michel.

Parmi tous les anges, c’est, sans aucun doute, saint Michel le plus vénéré. Son culte remonte jusqu’à l’antiquité chrétienne. Il est considéré comme le patron de l’Église catholique, le guide des âmes des défunts au paradis (cf. l’Offertoire de la messe des morts). Sa fête est, depuis toujours, célébrée le 29 septembre. Au sixième siècle, on ajouta la fête de l’apparition de saint Michel au Mont Gargan. Cette fête s’étendit bientôt à l’Église universelle. Ce qu’on célèbre, à proprement parler, aujourd’hui, c’est la dédicace de l’Église du Mont Gargan. Parmi les autres apparitions de l’archange, la plus connue est l’apparition à saint Grégoire le Grand. Saint Michel apparut sur le château Saint-Ange (qui porte justement ce nom à cause de l’apparition). Le pape avait organisé, en 590, une grande procession pour demander à Dieu la cessation de la peste. L’ange, pour signifier que la peste était finie, rentra son épée au fourreau. Signalons aussi l’apparition de saint Michel au Mont-Tombe, qui devint le Mont Saint-Michel.

La messe: ( avant la suppression mais pas dans les messes traditionnelles)

L’Église ne se borne pas, aujourd’hui, à célébrer saint Michel ; elle songe aussi à tous les anges, surtout à ceux qui sont destinés à la protection des hommes (cf. l’oraison). La leçon est tirée du commencement de l’Apocalypse. Sans doute, dans ce passage, il est deux fois question des anges, mais la liturgie a en vue toute l’Apocalypse (le commencement est pour le tout, c’est là un principe favori de la liturgie). L’Apocalypse est vraiment un livre des anges. Aucun autre livre de la Sainte Écriture ne parle autant des anges. La pensée principale de la leçon est donc celle-ci : Les anges s’occupent avec zèle de l’achèvement de l’œuvre rédemptrice et ils combattent contre les Esprits infernaux. Michel est à leur tête. L’Évangile, aussi, nous permet de mieux comprendre les textes liturgiques. Cette péricope n’a été choisie que pour la dernière phrase. Les anges des petits (et de tous les enfants de Dieu) sont leurs avocats et leurs défenseurs devant le trône du Très-Haut. D’un seul mot l’Évangile exprime l’importance des anges pour notre salut. Ce seul mot paraît encore plus énergique si l’on songe à tout ce qui est dit de la tentation. L’antienne de l’Offertoire est très significative. On chante les anges qui encensent l’autel (aux messes solennelles, l’autel est encensé).

Ange gardien de la sainte Église, le moment est venu de déployer toute la vigueur de votre bras. Satan menace dans sa fureur la noble Épouse de votre Maître ; faites briller les éclairs de votre glaive, et fondez sur cet implacable ennemi et sur ses affreuses cohortes. Le royaume du Christ est ébranlé jusque dans ses fondements, Rome a vu détrôner dans ses murs le Vicaire de Dieu. Le règne de l’homme de péché est-il donc à la veille de se déclarer, et approchons-nous de ce dernier jour où vous devez remplir aux pieds du Juge souverain, sur les débris enflammés de ce monde coupable, le redoutable ministère de séparer pour jamais les boucs des brebis ? Mais si la terre doit vivre encore, si les destinées de l’Église ne sont pas accomplies, n’est-il pas temps, ô puissant Archange, que vous fassiez sentir au dragon infernal qu’on n’outrage pas impunément sur la terre celui qui l’a créée, celui qui l’a rachetée, et qui s’appelle le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs ? Le torrent de l’erreur et du mal ne cesse d’entraîner vers l’abîme la génération séduite ; sauvez-la, glorieux Archange, en dissipant les noirs complots dont elle est victime.

Vous êtes, ô Michel, le protecteur de nos âmes au moment de leur passage du temps à l’éternité. Durant notre vie, votre œil nous suit, votre oreille nous écoute. Tout éblouis que nous sommes de vos splendeurs, nous vous aimons, ô Prince immortel, et nous vivons heureux et confiants à l’ombre de vos ailes. Le jour viendra bientôt où, en présence de nos restes inanimés, la sainte Église, notre mère, demandera pour nous au Seigneur que nous soyons arrachés à la gueule du Hon infernal, et que vos mains puissantes nous reçoivent et nous présentent à la lumière éternelle. En attendant ce moment solennel, veillez sur vos clients, ô Archange ! Le dragon nous menace ; nous entendons les sifflements de sa rage, il voudrait nous dévorer. O Michel ! apprenez-nous à répéter après vous : « Qui est semblable à Dieu ? » L’honneur de Dieu, le sentiment de ses droits, l’obligation de Lui rester fidèles, de le servir, de le confesser en tous temps et en tous lieux : c’est le bouclier de notre faiblesse, c’est l’armure sous laquelle nous vaincrons comme vous avez vaincu. Mais il nous faut quelque chose de ce mâle courage que vous empruntiez à l’amour dont vous étiez rempli. Faites-nous donc aimer notre commun Seigneur, ô Archange ! Car c’est alors que nous serons invincibles comme vous. Le dragon ne sait pas résister à la créature qui est éprise de l’amour du grand Dieu ; il fuit honteusement devant elle.

Le Seigneur vous avait créé, ô Michel, et vous avez aimé en lui votre Créateur ; il ne nous a pas seulement créés, il nous a rachetés, et rachetés dans son sang : quel doit donc être pour lui notre amour ? Fortifiez cet amour dans nos cœurs ; et puisque nous combattons dans votre milice, dirigez-nous, échauffez-nous, soutenez-nous de votre regard, et parez les coups de notre ennemi. Vous serez présent, nous l’espérons, à notre heure dernière, ô porte-étendard du salut ! En retour de notre tendre dévotion envers vous, daignez faire la garde auprès de notre couche, la couvrir de votre bouclier. Si le dragon voit étinceler votre glaive, il n’osera approcher de nous. Assortir de son corps, puisse notre âme éperdue s’élancer dans vos bras ! Ne l’abandonnez pas, saint Archange, quand elle se pressera contre vous ; portez-la au pied du tribunal de Dieu, couvrez-la de vos ailes, rassurez ses terreurs, et daigne le Seigneur votre maître vous donner ordre de la transporter promptement dans la région des joies éternelles !