1er Septembre 2014 mois consacré aux anges 

 

En parcourant certains blogs , j'ai pu lire ceci :

l'adage "hors de l’Église point de salut" est vrai uniquement pour les chrétiens et non pour les autres confessions religieuses "

l'indifférentisme gagne du terrain semble t-il, et les marchands de sables sont de sortie !

Alors pour ne pas croire en des fables , il faut s'en tenir à ce que l'Église a toujours dit , et non pas au dernier " qui a dit " .

Et oui, vouloir enseigner, ceux qui sont dans la vérité, en semant l'erreur dans les forums, est doublement coupable .

Voici ce qu'il en est :

Peut-on se sauver en dehors de l’Eglise catholique, apostolique, romaine ?


Non, hors de l'Église catholique, apostolique, romaine, nul ne peut se sauver, comme nul ne put se sauver du déluge hors de l’arche de Noé qui était la figure de cette Église.

 

Pour être sauvé, il faut, croire tout ce que Jésus-Christ a enseigné, et faire tout ce qu'il a commandé ; or, ce n'est que dans l'Église catholique que l'on croit tout ce que Jésus-Christ a enseigné, et que l'on fait tout ce qu'il a commandé ; donc, point de salut hors de l'Église catholique.

« N'espérez pas avoir Dieu pour père, si vous n'avez l'Église pour mère », dit saint Cyprien.

Pour exprimer la môme vérité, les Pères de l'Église se servent de cette comparaison :

 « De même que tous ceux qui n'étaient pas dans l'arche de Noé ont péri dans les eaux du déluge, ainsi, se perdent aussi tous ceux qui ne sont pas dans la vraie Église ». — 

« Dans les mains de Pierre, dit saint Jean Chrysostôme, sont les clefs du royaume des cieux, ces clefs qui lui furent données en récompense de sa profession de foi. Ceux, qui sont de la même foi que lui, voilà ceux à qui il ouvre les portes du royaume céleste ; il en repousse ceux qui ne la partagent pas avec lui ».

le Pape Grégoire XVI dans son encyclique du 15 août 1832 :

 « Quand l'apôtre nous déclare qu'il n'y a qu'un Dieu, qu'une foi, qu'un baptême, ceux-là doivent trembler qui osent soutenir que toute religion peut ouvrir la porte de la béatitude éternelle. Qu'ils sachent bien que, au témoignage du Sauveur lui-même, on est contre Jésus-Christ par cela seul que l'on est pas avec Jésus-Christ (Luc, XI-23) ; que l'on disperse malheureusement tout, quand on ne recueille pas avec lui ; et que sans aucun doute, ils périront éternellement, ceux qui ne s'attachent pas à la foi catholique ou ne la conservent pas entière et pure »

 Quels sont ceux qui sont hors de l'Église ?

Ce sont les infidèles, les juifs, les hérétiques, les schismatiques, les apostats et les excommuniés.

 Qu'entendez-vous par les infidèles ?

Les infidèles sont ceux qui n'ont pas été baptisés et qui ne croient pas en Jésus-Christ.

Hors de l'Église, point de salut : ainsi, pour être sauvé, il faut appartenir à l'Église. Or, quels sont ceux qui ne lui appartiennent pas ? quels sont ceux qui sont hors de l'Église ? Ce sont :
1°) les infidèles, c'est-à-dire ceux qui ne croient pas en Dieu ou en Jésus-Christ ;
2°) les juifs, c'est-à-dire ceux qui ne veulent point reconnaître Jésus-Christ pour le Messie ;
3°) les hérétiques, c'est-à-dire ceux qui soutiennent avec opiniâtreté quelque opinion contraire à la croyance de l'Église catholique, ou qui refusent de croire quelqu'une des Vérités que l'Église catholique enseigne ;
4°) les schismatiques, c'est-à-dire ceux qui sont détachés de la communion de l'Église catholique ;
5°) les apostats, c'est-à-dire ceux qui ont renoncé à la foi catholique ;
6°) les excommuniés, c'est-à-dire ceux que l'Église a retranchés de son sein.

Infidèle veut dire qui n'a pas la foi. Ainsi les incrédules, les hérétiques et tous ceux qui rejettent quelque point de la doctrine catholique, sont, dans un sens, des infidèles ; mais on entend plus spécialement par ce mot ceux qui n'ont pas été baptisés et qui ne croient pas en Dieu ou en Jésus-Christ. Tels sont les enfants qui n'ont pas reçu le baptême ; les idolâtres, les païens, qui n'adorent pas le vrai Dieu, mais rendent les honneurs divins à de vaines idoles. Il en est de même des musulmans, qui, à la vérité, croient en Dieu, mais qui ne croient pas en Jésus-Christ ; 

 

 Quel est le sort des infidèles après cette vie ?


 Cela dépend du degré de lumières qu'ils ont eu, et de la malice plus ou moins grande avec laquelle ils ont péché.

Les enfants qui meurent avant l'âge de raison sont dans le cas des enfants morts sans baptême. Or, en parlant du péché originel, nous avons montré quel était le sort de ceux-ci : « Ceux qui ont été privés du baptême sans leur faute, dit saint Grégoire de Nazianze, quoique privés de la gloire céleste, ne subissent aucune peine ». — « La mort prématurée de ces enfants, dit saint Grégoire de Nysse, démontre qu'ils ne seront ni dans la douleur, ni dans la tristesse ». Ces créatures ne souffriront pas de peines sensibles : ainsi l'enseignent tous les théologiens.
Quant aux infidèles adultes, s'ils n'ont pas pu connaître l'Évangile, ils ne seront jugés que d'après la loi de la conscience ; ils ne seront punis que des fautes qu'ils pouvaient éviter, et non de n'avoir pas eu la foi, et Dieu mesurera sa sentence sur le degré de leur connaissance et de leur malice. Dans le jugement de Dieu, il y aura une différence infinie entre un païen qui n'aura pas connu la loi chrétienne et un chrétien qui, l'ayant connue, y aura intérieurement renoncé ; et Dieu, suivant les ordres mêmes de sa Justice, traitera bien autrement l'un que l'autre. On sait assez qu'un païen, à qui la loi de Jésus-Christ n'aura point été annoncée, ne sera pas jugé par cette loi, et que Dieu gardera avec lui cette équité, de ne pas le condamner pour une loi qu'il ne lui aura pas fait connaître ; c'est ce que saint Paul aux Romains (II, 12) enseigne en termes formels : « Ceux qui ont péché sans loi, périront sans loi ».

 

Mais celui qui, sans qu’il y ait de sa faute, se trouverait hors de l’Eglise, pourrait-il être sauvé ?

Celui qui, se trouvant hors de l’Eglise sans qu’il y ait de sa faute, ou de bonne foi, aurait reçu le baptême ou en aurait le désir au moins implicite, qui chercherait en outre sincèrement la vérité et accomplirait de son mieux la volonté de Dieu, bien que séparé du corps de l’Eglise, serait uni à son âme et par suite dans la voie du salut.

Comment donc se sont sauvés les anciens patriarches, les prophètes et tous les autres justes de l’Ancien Testament ?


Tous les justes de l’Ancien Testament se sont sauvés en vertu de la foi qu’ils avaient au Christ à venir, et par cette foi ils appartenaient déjà spirituellement à l’Eglise.

A nous catholiques, maintenant !

Et celui qui, tout en étant membre de l’Eglise catholique, n’en mettrait pas en pratique les enseignements, serait-il sauvé ? 


Celui qui, tout en étant membre de l’Eglise catholique, n’en mettrait pas en pratique les enseignements, serait un membre mort de l’Eglise et, par suite, ne serait pas sauvé, parce que pour le salut d’un adulte il faut non seulement le baptême et la foi, mais encore les œuvres conformes à la foi.

A bon entendeur ...

Bastiano