19 mai 2014

 Jeune carmélite,
Elle s'appelle Soeur Marie de Saint Pierre, née en 1816, décédée en odeur de sainteté en 1848.

Voici ce qu'elle rapporte :
"Le Seigneur me parla intérieurement : " ... j'ai vu le désir que vous aviez de Me glorifier ... Mon Nom est partout blasphémé, jusqu'aux enfants qui blasphèment". 
Par le blasphème, le pécheur Le maudit en face, L'attaque ouvertement, anéantit la rédemption et prononce lui-même sa condamnation et son jugement. 
Il me fit envisager le blasphème comme une flèche empoisonnée qui blessait continuellement son divin coeur

Il me fit entendre qu'Il voulait me donner une flèche d'or, pour Le blesser délicieusement et pour cicatriser les blessures de malice que Lui font les pécheurs.
Voici la louange que le Seigneur me dicta, malgré mon indignité, pour réparation des blasphèmes de son Nom et qu'Il me donna comme une flèche d'or, me disant qu'à chaque fois que je la dirai, je blesserai son Coeur d'une blessure d'amour. "



Ce culte de la dévotion à la Sainte face a "changé" la vie de beaucoup : grande paix et joie spirituelle très forte, ressemblance morale et "physique" à cette Sainte Face, vocations etc...
(Mais notons que, par exemple, Saint Augustin, Sainte Gertrude et d'autres voyaient déjà le Saint Visage de Jésus-Christ, car le Christ se montre à qui le cherche en vérité).

 

Avertissement à la France

Sœur Marie de Saint-Pierre écrit le 7 décembre 1843 :

"Mon âme est dans un grand effroi de ce que Notre-Seigneur vient de me faire entendre à l’oraison et Il m’a chargé de le transmettre à mes Supérieures sans crainte de me tromper. Je vais le faire en toute simplicité.

Notre-Seigneur ayant recueilli les puissances de mon âme dans son divin Cœur, m’a fait voir combien Il était irrité contre la France, et qu’Il avait juré de s’en venger dans sa colère si on ne faisait pas réparation d’honneur à son divin Père pour tous les blasphèmes dont elle était coupable, me faisantentendre qu’Il ne pouvait plus demeurer dans cette France qui, comme une vipère, déchirait les entrailles de sa miséricorde, et qu’Il souffrait encore patiemment les mépris qu’on Lui faisait à Lui-même, mais que les outrages faits à son divin Père provoquaient son courroux; que la France avait sucé les mamelles de sa miséricorde jusqu’au sang; c’est pourquoi sa miséricorde fera place à sa justice qui débordera avec autant de fureur qu’elle aura plus attendu. Alors toute saisie, j’ai dit:

– Mon Seigneur, permettez-moi de vous demander: si on vous fait cette réparation que vous désirez, pardonnerez-vous encore à la France?

Il m’a répondu :

– Je lui pardonnerai encore une fois; mais remarquez bien: une fois. Et encore ce péché de blasphème s’étend par toute la France et est public; il faut aussi que cette réparation s’étende par toutes les villes de France et soit publique. Malheur à celles qui ne feront pas cette réparation!

J’abandonne toutes ces choses à votre sagesse, ma Révérende Mère. Je ne suis qu’une enfant qui ne peut rien et n’a d’autre consolation que de s’en remettre à ses supérieurs." 

Le document ajoute, plus loin : "Plusieurs âmes pieuses commencèrent alors à réciter les prières réparatrices; on répandit des feuilles d’association et on tenta même de l’établir en France."

-La mission de Sœur Marie de Saint-Pierre pour le salut de la France

Dans sa lettre du 9 mai 1844 à sa supérieure, sœur Marie de Saint-Pierre écrit : "Vous savez que Notre-Seigneur, il y a quelque temps, me dit qu’Il me chargeait de prier pour la France. Il m’a encore de nouveau donné cet ordre, me disant de garder ses brebis de France dont Il était le Pasteur, et qu’Il me choisissait en ce jour pour être sa petite bergère ; qu’Il me donnait les mystères de sa très sainte vie pour domaine et qu’Il me fallait puiser dans ses divines plaies pour ses brebis; enfin, qu’Il se donnait à moi comme une mine d’or pour payer à son divin Père les dettes de la France, qui est redevable à sa justice, me donnant pour cela la permission de prendre les grands trésors de son Cœur... Je crois que Notre-Seigneur désire beaucoup trouver quelqu’un qui l’oblige, par la prière, de faire miséricorde à la France."

-La France est-elle devenue hideuse?

Le 23 janvier 1846, la sœur écrit au sujet de la France : "Je ne peux retenir mes larmes d’après ce que Notre-Seigneur vient de me dire, après L’avoir reçu dans la sainte communion. Voici les terribles paroles de ce divin Sauveur :

– La face de la France est devenue hideuse aux yeux de mon Père ; elle provoque sa justice ! Offrez-lui donc la Face de son Fils qui charme son Cœur, pour attirer sur cette France sa miséricorde ; sans quoi, elle sera châtiée. Là est son salut ! c’est-à-dire en la Face du Sauveur. Voyez quelle preuve de ma bonté pour la France, qui ne me paie que d’ingratitude.

Alors j’ai dit:

– Seigneur, est-ce bien vous qui ne donnez ces lumières ?

Notre-Seigneur m’a répondu :

– Auriez-vous pu vous les procurer vous-même dans la dernière communication ? C’est exprès que je vous ai laissée depuis huit jours dans des ténèbres si profondes, afin de vous faire discerner mon opération."

Prière :

“Père éternel, nous vous offrons la Face adorable de votre Fils bien-aimé, pour l’honneur et la gloire de votre saint Nom et pour le salut de la France !”

-D'où la nécessité de prier pour la France

            -Insistances de Jésus en faveur de la France

Le 18 novembre 1846 Sœur Marie de Saint-Pierre s'épanche: "Notre-Seigneur me pousse continuellement à prier et à souffrir pour la France... Le Seigneur lui avait dit :

– J’ai pris sur ma tête tous les péchés des hommes, afin que ses membres soient épargnés. Ainsi offrez ma Face à mon Père; c’est le moyen de l’apaiser."

Sœur Marie de Saint-Pierre prie constamment pour la France. Sa prière d'intercession passe maintenant par la Face outragée de Jésus. Le jour des émeutes de Tours (21 et 22 novembre 1846) Jésus lui dit:

– Je remets de nouveau entre vos mains ma sainte Face, afin que vous l'offriez sans cesse à mon Père pour le salut de la France... Vous obtiendrez par cette sainte Face le salut de beaucoup de pécheurs.

Notre Seigneur m'a donné ensuite quelques lumières pour l'avenir de la France, qui me portent à redoubler de zèle pour notre Patrie... Maintenant, ma Révérende Mère, je reçois N.S. dans toutes mes communions au nom de la France et je lui donne mon cœur pour lui servir de trône."

-Curieux pressentiments contre le communisme

Le 14 mars 1847, après la profanation de quelques tabernacles, Sœur Marie de Saint-Pierre a un étrange pressentiment: la lutte de l'Église contre les doctrines "communistes":

"Et Il m’a montré les péchés de blasphème et les profanations du saint jour du Dimanche sous l’emblème de deux pompes avec lesquelles les pécheurs qui se rendaient coupables de ces actions, attiraient les eaux de sa colère sur la France, et dans lesquelles elle est menacée d’être submergée, si on n’établissait pas cette Œuvre de la Réparation qu’Il donnait dans sa miséricorde à la France, comme moyen de salut.

Ensuite, Notre-Seigneur m’a dit que ces sectaires qu’on appelle communistes, n’avaient fait qu’une incursion; et Il a ajouté:

— Ah! si vous connaissiez leurs machinations secrètes et diaboliques et leurs principes anti-chrétiens! Ils n’attendent qu’un jour favorable pour incendier la France. Demandez donc l’établissement de l’Œuvre de la Réparation à qui de droit peut l’établir, pour obtenir miséricorde.

Alors, continue Sœur Marie de Saint-Pierre dans sa lettre, j’ai prié la très Sainte Vierge de vouloir bien être la dépositaire de ces divines armes que me donnait son divin Fils. Elle est comparée à la tour de David, d’où pendent mille boucliers. Notre-Seigneur m’a donné à ce sujet d’autres lumières qu’Il ne me serait pas facile de rapporter."

-Nouvel avertissement

Le 29 mars 1847, Sœur Marie de Saint-Pierre écrit:

"Aujourd’hui après la Sainte Communion, Notre-Seigneur m’a, je crois, chargée d’une nouvelle mission dont je serais effrayée si j’étais quelque chose. Mais comme je ne suis rien qu’un faible instrument dans la main puissante du Seigneur, je suis parfaitement en paix. Notre-Seigneur m’a commandé de faire la guerre aux communistes, qu’Il dit être les ennemis de l’Église et de son Christ; me faisant entendre que ces lionceaux étaient pour la plupart nés dans l’Église dont ils se déclaraient maintenant les cruels ennemis. Alors Notre-Seigneur m’a dit:

– Je vous ai fait connaître que je vous tenais entre mes mains comme une flèche. Je vais maintenant lancer cette flèche vers mes ennemis. Je vous donne pour les combattre, les armes de ma Passion: ma Croix dont ils sont les ennemis, et les autres instruments de mon supplice. Allez vers eux avec la simplicité d’un enfant et le courage d’un soldat. Recevez pour cette mission le bénédiction du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Alors, j’ai prié la très Sainte Vierge de vouloir bien être la dépositaire de ces divines armes que me donnait son divin Fils. Elle est comparée à la tour de David, d’où pendent mille boucliers. Notre-Seigneur m’a donné à ce sujet d’autres lumières qu’Il ne me serait pas facile de rapporter.

– Seigneur, ai-je dit, formez mes mains au combat et apprenez-moi à me servir de vos instruments.

Notre-Seigneur m’a dit :

– Les armes de mes ennemis donnent la mort, mais les miennes donnent la vie.

Le 1er avril 1847, le Seigneur lui révèle : "... Eh bien, ma fille, c’est cette société de communistes qui m’a arraché de mes tabernacles et a profané mes sanctuaires. Ils ont porté la main sur l’Oint du Seigneur. Ils ne réussiront point dans leurs desseins !"

Alors la petite sœur prie :

– Que Dieu se lève et que ses ennemis soient dissipés, et que tous ceux qui le haïssent s’enfuient devant sa Face.

Que le Nom de Dieu trois fois saint renverse tous leurs desseins.

Que le Nom sacré de Dieu vivant divise tous leurs sentiments.

Que le Nom terrible du Dieu de l’éternité anéantisse leur impiété.

Je dis encore d’autres, et quand je les ai ainsi bien battus, je dis:

– Je ne veux point la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive. Mon Père, pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font.

Il ne faut pas croire que les grâces que Perrine reçoit soient des consolations et des grâces sensibles. Il semble que ce soit tout à fait le contraire. Voici ce qu'elle écrit à sa prieure en 1847: "La voie par laquelle Notre-Seigneur me conduit est très pénible à la nature, car ce divin Sauveur exige de moi une mortification continuelle intérieure. J’ai rarement des consolations spirituelles et toutes les communications que je reçois de Notre-Seigneur sont plutôt de nature à me faire souffrir, puisqu’elles me montrent si souvent la justice de Dieu irritée, la perte éternelle de tous les pécheurs et la France sur le bord d’un abîme! Cette œuvre de réparation que je porte depuis près de quatre ans, avec des peines que Dieu seul connaît parce qu’Il est en Lui-même l’auteur; œuvre par laquelle il me semble que Dieu ferait grâce à la France, comme Il me l’a promis. Et cependant des époques terribles approchent et l’Œuvre de la Réparation ne paraît pas:

– Ô mon Dieu, levez-vous: c’est votre cause aussi bien que la nôtre que nous vous prions de défendre. Cachez la France dans le secret de votre Sainte-Face, et faites-lui miséricorde pour la gloire de votre Saint Nom.

Oui, dans la lumière, je crois fermement que de cette œuvre dépend l’avenir de la France. Je la vois toujours liée à la France comme moyen de salut que Dieu a choisi dans son infinie miséricorde. Aussi je voudrais donner jusqu’à la dernière goutte de mon sang pour l’obtenir; car Dieu s’apaiserait à cause de cette œuvre réparatrice, et bien des âmes seraient sauvées."

Le Seigneur insiste encore sur la nécessité de combattre le communisme. Dans sa lettre du 1er avril 1847, Sœur Marie de Saint-Pierre doit se battre, et elle raconte: "Notre-Seigneur continue toujours à m’appliquer à faire la guerre aux communistes. Il me donne grâce et lumière pour le combat. Les instruments de sa Passion me servent d’armes; et son admirable Nom qui est si terrible aux démons et celui de sa Sainte Mère me servent de boulets de canon. Mais pour m’animer au combat contre ses ennemis, que je vois dans la lumière de Dieu être si redoutables, voici le triste secret que Notre-Seigneur m’a révélé:

– Le soldat qui sait le motif de la guerre à laquelle il est appelé, et qui sait l’injure qui a été faite au Prince, s’arme alors d’intrépidité contre les ennemis pour venger cet affront. Eh bien, ma fille, c’est cette société de communistes qui m’a arraché de mes tabernacles et a profané mes sanctuaires. Ils ont porté la main sur l’Oint du Seigneur. Ils ne réussiront point dans leurs desseins! N’ont-ils pas commis le crime de Judas? Ils m’ont vendu pour de l’argent! Cette connaissance ne doit pas être stérile en vous, car je ne vous la donne que pour vous animer au combat.

Agissez avec un esprit de simplicité; car si vous voulez trop raisonner, vous ne serez point un instrument propre entre mes mains. Pensez plutôt à la gloire que la cour céleste me rendra d’avoir combattu de tels ennemis avec un si chétif instrument."

-La mission de Sœur Marie de Saint-Pierre: le salut de la France

Le 18 novembre 1846, Jésus dit à notre petite sœur qu'il la chargeait de la France. Comme elle avait beaucoup de peine à croire que Notre Seigneur voulût se servir d'elle pour une mission si importante, Jésus ajouta:

– De même que dans l’ordre de ma Providence je donne tel roi à tel royaume pour son gouvernement, ne puis-je pas aussi, dans l’ordre de la grâce donner tel royaume à telle personne afin qu’elle ait soin de ses besoins spirituels? C’est pour cela que je vous adjuge la France. Priez pour elle; immolez-vous pour elle. Je vous donne de nouveau mon chef pour l’offrir à mon Père, afin d’apaiser sa justice. Oh, si vous saviez quelle est sa puissante vertu, dont voici la cause: c’est que j’ai pris sur ma tête tous les péchés des hommes, afin que ses membres soient épargnés.

Ainsi offrez ma Face à mon Père; c’est le moyen de l’apaiser. Je désire l’œuvre de Réparation; soyez sûre qu’elle s’établira; mais ce fruit que vous portez n’est pas encore à sa maturation.

Sœur Marie de Saint-Pierre acquiesce :

– Je le veux bien, mon divin Maître, mais permettez-moi de vous dire: c’est à condition que vous en soyez le Souverain; car si votre divin Père vous voit assis sur le trône de la France, assurément, Il ne la frappera pas.

-Les prières des âmes consacrées sauveront la France

Maintenant, ma Révérende Mère, je vous parlerai d’un mur de protection que Notre-Seigneur m’a fait voir: un mur mystérieux qui protège la France contre les traits de la justice divine. Oh, que cette vision m’a remplie de reconnaissance envers l’excessive miséricorde de Dieu! Notre-Seigneur m’a fait entendre que ce mur qui montait jusqu’au ciel, était l’exercice que je faisais tous les jours, joint sans doute aux prières et aux mérites que tant d’âmes pieuses offrent à Dieu pour le salut de la France, qui consiste à offrir cent fois la Face adorable de Notre-Seigneur à son Père, en l’honneur de tous les mystères pour le salut de cette même France. Notre-Seigneur me dit qu’Il me donnait cette vue pour m’engager à la persévérance."


Acte de louange pour la réparation des blasphèmes du saint Nom de Dieu :

Qu'à jamais soit loué, béni, aimé, adoré, glorifié,
le très Saint, très Sacré, très Suradorable, 
très Inconnu, très Inexprimable Nom de Dieu,
au Ciel, sur Terre et dans les Enfers,
par toutes les créatures sorties des mains de Dieu, 
et par le Sacré-Coeur de notre Seigneur Jésus-Christ,
au très Saint Sacrement de l'Autel. Amen
http://mater-amabilis.net/sainteface.html
http://voiemystique.free.fr/marie_de_saint_pierre_index.htm