6 mai 2014

Quand les apparitions ont débuté à Garabandal, l'Église, en Espagne et dans le monde, était dans toute sa splendeur, en plein essor.

Le pays basque était considéré comme un" vivier", dans tous les diocèses fleurissaient des vocations; Les Prêtres jouissaient d'une réputation et d'un prestige dans la société énorme ... ( l'on comprend donc pourquoi les petites voyantes les vénéraient quasiment, et l'étonnement de Conchita apprenant, par Saint Michel,que certains péchaient ! )

Les Évêques se déplaçaient en "Mercedès " pendant que le peuple espagnol découvrait les voyages en Seat 600 ...

Quand fut convoqué le Concile le 25 janvier 1959, toutes les hiérarchies se sont concentrées sur cet événement, 2000 Évêques arrivèrent à Rome en Grande Pompe, ce qui reflétait bien la grandeur de l'institution écclesiale à cette époque.

Mais revenons en Espagne, Dèjà Lucie de Fatima avait averti les Évêques D'Espagne un certain 4 mai 1943 de la part de Notre Seigneur, sa lettre disait :

" Décréter une réforme pour le peuple, le clergé et les ordres religieux, IL  désire que vous fassiez comprendre aux âmes que la véritable pénitence que Lui  veut et exige, consiste avant tout, dans le sacrifice que chacun doit s'imposer pour accomplir ses devoirs religieux et matériels. Si les Evêques ne satisfont pas à ses désirs, Elle ( la Russie) sera une fois de plus le fléau avec lequel Dieu  nous punira "

En 1960, le troisième secret de Fatima fut enterré, pour cause de prophétie de " malheur" par le Pape Jean XXIII, récemment canonisé.

Comment ne pas déduire que dans ce contexte, ni les petites , ni les témoins sérieux ni la Sainte Vierge n'ont été pris au sérieux? 

Doux Euphémisme car il s'est agit carrément d'étouffer par tous les moyens cette apparitions génante en plein " Aggiornamento "

Les Evêques en poste dans le Diocèse de Garabandal s'y sont employé , certains de manière plus virulentes que d'autres.

 L'Administrateur Apostolique Dorotéo Fernandez qui était là au tout début, déclara : " il n'y pas de constat, que ses apparitions ou révélations mentionnées peuvent jusqu'a présent être considérées comme vraies et authentiques "

Son succésseur Mgr Beitia dans sa première note déclara que ces phénomènes sont dépourvus de tout caractère surnaturel et ont une explication naturelle !

Peu après il démissionna de son poste et resta Administrateur Apostolique et sortir une autre note dans laquelle il signifiait qu'il n'y avait rien contre la Foi et la Morale dans ses apparitions, et nul motif de censure, bien au contraire ( voir la note de juillet 1965 ) 

Mgr Puchol enfonça le clou si j'ose dire respectueusement" il n'y jamais eu d'apparition, ni de la Vierge, ni de St Michel, ni aucun message etc, tout est d'origine naturelle "( d'ailleurs origine naturelle jamais expliquée en cinquante ans et pour cause ..)

Arrive Mgr Cirarda sur le siège de Santander  entre 1968 et 1971. Lui, était chargé des relations avec la presse espagnole pendant le déroulement du Concile Vatican II, il a tout fait pour faire condamner par Rome les apparitions de Garabandal sous prétexte que venaient beaucoup de gens du monde entier comme à Lourdes, (en effet, des pèlerins affluaient), et que beaucoup de demandes arrivaient également pour valider Garabandal.

En ce temps là le préfet du Saint Office était le Cardinal Ottaviani, qui finalement ordonna qu'on lui amène Conchita avec ou sans l'accord de l'Évêque en poste , se fut en 1966 la première fois... 2 h d'entretien qui permit à Conchita de lui remettre la Date du Miracle avec intention de la remettre (par les mains du Cardinal), au Pape.

Rome ne prononça jamais d'interdit comme on a voulu le faire croire.

Pendant ce temps, dans le Diocèse de Santander, était interdit toute manifestation de piété se basant sur les apparitions de Garabandal, les Prêtres devaient demander l'autorisation, et venaient en "civil" par exemple. Toute célébration était interdite pour les Prêtres et fidèles pèlerins ...

Mais, contrevenant aux dispositions du Diocèse, les pèlerins et Prêtres du monde continuaient donc à célébrer, parfois même dans les champs.

J'ai personnellement connu les messes dans les maisons ou à la "Cabanilla ", petite maison fabriquée sur le terrain que le P. Laffineur avait acquis,  fermée maintenant ; encore aujourd'hui, nul ne peut dire la messe en dehors de l'Eglise de Garabandal et encore moins sans autorisation, y compris les pèlerins qui souhaiteraient la messe dans le rite traditionnel autorisé par Benoit XVI dans son " Motu Propio" de 2007 !

Incroyable ! Qui désobéit à qui ?

Mgr Cirardo amena à Santander José Maria Setién qu'il installa comme Vicaire général, et il le promut comme Évêque auxiliaire, ce que peu savent est que ce fut Paul VI lui-même qui décidé de la promotion de Setièn, impressionné qu'il fut par ses écrits modernes sur la théologie et la société.

Il fut réprimandé par Mr Sanchez Bellà ministre alors, de l'information et du Tourisme sous Franco car il pensait que cette nomination apporterait des problèmes dans le Gouvernement et dans l'Eglise en Espagne. Il était stipulé dans un courrier que Setièn proposait même d'assassiner Franco, ce qui énerva le Pouvoir Militaire ...Et Mgr Cirarda était un opposant au pouvoir hiérarchique , il le dit lui-même dans ses mémoires; Il fut témoin, quand il était séminariste du bombardement de "Guernica" depuis une colline où il était en excursion...

Bref, choses vérifiables pour qui peut se procurer ses mémoires en Espagne je suppose.

Pour Mgr Del  Val se fut différent, il faisait parti de la première "commission" mise en place par l'administrateur, en place à ce moment là : Mgr Fernández était présent dans la petite Église de Garabandal pendant que les petites étaient en extase, et l'on dit que se fut lui qui dit tout haut que "quoi qu'on dise, quoi qui se passe je ne crois pas en ça ! " En fait se fut un médecin qui fut repris par un homologue en pleine église , le Docteur Purnaceau

Devenu Évêque de Santander entre 1971 et 1991 (+ le 13 Novembre 2002), quand il arriva il ne croyait pas , bien qu'il eut une attitude plus ouverte, il resta en communion avec ses prédécesseurs ...En 1982, atteint d'un cancer de la prostate il fut opéré à Santander par le Dr Andrès Garciàn un croyant en Garabandal, alors qu'il était convalescent à l'hopital, il reçut la Visite de Mari Loli,  qui fut accompagnée par le P. De Bailliencourt et ma Mère ( d'ailleurs la même année Loli alla à la soirée D'Adoration lors de la visite du pape en Espagne, invitée avec le Père De Bailliencourt et ma mère + un ami d'Alicante )

Loli resta seule avec Mgr Del Val dans la chambre, elle lui demanda s'il avait un objet embrassé par la Sainte Vierge de Garabandal, il dit que non

Alors elle lui donna son crucifix qu'il accepta en plaisantant "je le prends parce que c'est le tien hein ..."Quand elle rentra au village avec le P De Bailliencourt et ma mère, sa propre mère lui dit qu'elle avait un autre crucifix embrassé par la Sainte Vierge ...

La Guérison de Mgr Del Val fut déterminante pour la suite de Garabandal, et je ne suis pas loin de penser que c'était le signe qu'avait annoncé Conchita, comme quoi, un évêque aurait un signe et lèverait l'interdiction aux Prêtres de monter à Garabandal ! Ce qui fut le cas !

Il leva toutes les interdictions.

J'ai personnellement connu ce temps où il était Evêque du Diocèse, j'ai emmené Jacinta et ma mère à Santander qui devaient le rencontrer.

A lui fut remis aussi les notes du P.Laffineur que le P De Bailliencourt et ma mère avaient classées pour les emmener à Rome au Cardinal Radzinger...les Archives Françaises des Apparitions de Garabandal .

A l' heure actuelle l'Evêque de Santander m'a répondu par l'intermédiaire du vicaire que rien n'avait bougé quant à la position. Mais cependant le curé du village célèbre toutes les fêtes à la date des apparitions, prie aux Pins et à la Calleja en demandant à Jacinta de mener le chapelet, fait donc la promotion des apparitions et veille au grain ... Avec l'accord n'en doutons pas de l'Evêque, histoire d'encadrer le lieu...

Maintenant que sont devenus les Evêques qui se sont opposés comme  à une autre apparition au pays basque,( Ezquioga) où le vicaire fut opposé, alors qu'à cet endroit, la Vierge annonçait la prochaine guerre civile (il fut arrêté en possession de documents classés dangereux pour la sécurité de l'état )et fut plus tard Evêque d'Oviedo ...les deux voyants d'Ezquioga l'avertirent de sa prochaine mort prématurée ...il mourut dans un accident de voiture alors qu'il visitait son Diocèse en 1937.

Les châtiments continuèrent car il faut bien appeler cela châtiment... Mgr Beitia mourut aveugle et amputé des jambes pour cause de Diabète,

(Bien qu'il fut plutôt pour, disons tiède ..)

Mgr Puchol ( avertir aussi par Conchita lors de sa visite au village que, s'il continuait à s'opposer il mourrait prématurément) mourut donc le 8 mai 67 et son secrétaire, qui était à coté de lui, ne fut que légèrement blessé ... le 8 mai fête anciennement de Saint Michel Archange au Mont Gargan en italie. 

Mgr Cirarda, Basque également eut d'énormes problèmes ensuite dans son Diocèse, il dut faire face à l'insubordination du clergé, tout comme il avait eu des problèmes avec le Gouvernement à l'époque.

Sanchez Ventura auteur de livres sur Garabandal jura devant Dieu, qu'il tenait de Mgr del Val , d'un accord entre tous les évêques espagnols:

Ne jamais reconnaître les apparitions mariales sans documents approuvés.

Récemment,  l'Archevêque de Madrid s'est pourtant prononcé en faveur des apparitions de l'Escorial autorisant la construction qu'avait demandé la Sainte Vierge habillée de Noir comme à Ezquioga : Notre Dame des Douleurs ...

Douleur devant le refus des Prêtres et fidèles de suivre ses recommandations ...

" Maintenant il sait tout " dit Conchita toute attristée, apprenant la mort de Mgr Puchol. 

Fraternellement

Bastiano